Fatigue persistante : causes à vérifier et leviers d'hygiène de vie
Fatigue persistante : causes médicales à faire vérifier, signes d'alerte, journal de fatigue, plan de 4 semaines et leviers d'hygiène de vie utiles.
L'OMS recommande de limiter les sucres libres à moins de 10 % de l'apport énergétique, et idéalement à moins de 5 %, soit environ 25 g par jour pour un adulte. La méthode la plus efficace consiste à réduire progressivement, en commençant par les boissons sucrées et les sucres cachés. Voici un plan sur 4 semaines, des remplacements concrets et les pièges à éviter.

En 2015, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié une recommandation sur les sucres pour les adultes et les enfants. Elle conseille de limiter les sucres libres à moins de 10 % de l'apport énergétique total, et suggère d'aller vers moins de 5 % pour des bénéfices supplémentaires. Ces recommandations reposent principalement sur les liens observés entre sucres libres, prise de poids et caries dentaires.
Traduit en grammes pour un adulte dont les besoins sont d'environ 2 000 kcal par jour :
Ces chiffres varient avec les besoins énergétiques : ils sont plus bas pour un enfant ou une personne peu active. Ils ne sont pas un objectif à atteindre, mais un plafond. Bonne nouvelle : il n'est pas nécessaire de compter chaque gramme pour s'en rapprocher, à condition de repérer les principales sources de sucre de sa journée.
Le sucre n'est pas un poison : c'est son excès, très fréquent dans les alimentations actuelles, qui pose problème. L'objectif est de retrouver une place raisonnable au sucre, pas de le diaboliser.
La distinction entre ces deux catégories est la clé pour faire les bons choix sans se priver de fruits.
| Catégorie | Ce qu'elle comprend | Concerné par la limite OMS ? |
|---|---|---|
| Sucres ajoutés | Sucre de table, sirops, sucres ajoutés dans les produits industriels ou les recettes | Oui |
| Miel, sirops, sirop d'agave, sirop d'érable | Sucres naturellement présents mais concentrés et consommés comme un sucre | Oui |
| Jus de fruits, y compris « 100 % pur jus », et concentrés | Sucres des fruits libérés de la structure du fruit lors du pressage | Oui |
| Fruits entiers, frais ou surgelés | Sucres contenus dans la structure du fruit, accompagnés de fibres et d'eau | Non |
| Légumes | Sucres naturellement présents | Non |
| Lait et yaourt nature | Lactose naturellement présent | Non |
Pourquoi cette différence ? Dans le fruit entier, les fibres ralentissent l'absorption et augmentent la satiété : il est difficile de manger quatre oranges d'affilée, alors qu'un grand verre de jus en contient l'équivalent en quelques gorgées. Sur l'effet des aliments sur la glycémie, notre article dédié à l'index glycémique donne des repères complémentaires.
La plus grande partie du sucre consommé ne vient pas du sucrier, mais des boissons et des produits transformés. Le tableau suivant donne des ordres de grandeur, en prenant comme repère un morceau de sucre d'environ 5 g. Les teneurs varient beaucoup d'une marque à l'autre : vérifiez toujours l'étiquette de vos produits.
| Produit et portion | Sucres (ordre de grandeur) | Équivalent approximatif en morceaux de 5 g |
|---|---|---|
| Soda classique, canette de 33 cl | Environ 30 à 35 g | 6 à 7 morceaux |
| Thé glacé ou boisson aux fruits, bouteille de 50 cl | Environ 20 à 35 g | 4 à 7 morceaux |
| Jus d'orange, verre de 20 cl | Environ 15 à 20 g (sucres du fruit, comptés comme sucres libres) | 3 à 4 morceaux |
| Barre chocolatée, environ 50 g | Environ 20 à 30 g | 4 à 6 morceaux |
| Céréales du petit-déjeuner sucrées, bol de 40 g | Environ 8 à 14 g | 2 à 3 morceaux |
| Yaourt aux fruits sucré, pot de 125 g | Environ 12 à 18 g de sucres totaux, dont une partie de lactose naturel | 2 à 3 morceaux au total |
| Ketchup, 1 cuillerée à soupe | Environ 3 à 4 g | Près d'un morceau |
| Café ou thé avec 2 sucres, 3 fois par jour | Environ 30 g | 6 morceaux |
On le voit : une seule canette de soda suffit à dépasser le repère de 5 % de l'OMS. D'autres produits salés contiennent du sucre ajouté de manière moins visible : sauces, plats préparés, pain de mie, charcuteries, vinaigrettes industrielles, soupes en brique.
Deux zones de l'emballage sont utiles :
Le sucre se présente sous de nombreux noms. Les plus fréquents :
La mention « sans sucres ajoutés » signifie qu'aucun sucre ni aliment sucrant n'a été ajouté ; le produit peut néanmoins contenir des sucres naturellement présents, parfois en quantité importante (jus, compotes, fruits secs).
Le goût pour le sucré s'apprend et se désapprend. En diminuant progressivement les doses, la perception du goût sucré s'ajuste en quelques semaines. Ce plan s'adresse à un adulte en bonne santé ; en cas de diabète, il se construit avec le médecin.
| Semaine | Objectif | Actions concrètes |
|---|---|---|
| Semaine 1 | Observer et s'attaquer aux boissons | Noter pendant 3 jours tout ce qui est sucré ; remplacer une boisson sucrée sur deux par de l'eau, plate ou gazeuse, aromatisée de citron ou de menthe |
| Semaine 2 | Réduire le sucre ajouté soi-même | Diminuer de moitié le sucre dans le café ou le thé ; réduire d'un tiers le sucre des recettes de gâteaux ; passer au yaourt nature sucré soi-même, puis de moins en moins |
| Semaine 3 | Revoir le petit-déjeuner et les collations | Remplacer les céréales sucrées par des flocons d'avoine ; préparer des collations à base de fruit, d'oléagineux et de laitage nature |
| Semaine 4 | Faire le tri dans les produits transformés | Lire les étiquettes de 5 produits habituels ; remplacer 2 d'entre eux par une version moins sucrée ou maison ; garder un dessert plaisir choisi, savouré lentement |
Le petit-déjeuner est souvent le repas le plus sucré de la journée sans qu'on s'en rende compte. Des idées concrètes figurent dans notre article petit-déjeuner équilibré : 10 idées et erreurs courantes.
Remplacer le sucre blanc par du sucre de coco, du sirop d'agave ou du miel ne change pas grand-chose : ce sont toujours des sucres libres. L'intérêt est d'en mettre moins, quelle que soit sa forme.
Les édulcorants (aspartame, sucralose, acésulfame K, stévia et glycosides de stéviol, etc.) donnent un goût sucré sans ou avec très peu de calories. Ils sont autorisés en Europe après une évaluation de sécurité, avec des doses journalières admissibles.
En mai 2023, l'OMS a publié une recommandation conditionnelle déconseillant l'utilisation des édulcorants non sucrés pour contrôler son poids ou réduire le risque de maladies non transmissibles. Selon l'OMS, les données disponibles ne montrent pas de bénéfice durable sur la masse grasse chez l'adulte comme chez l'enfant, et des études d'observation suggèrent de possibles effets indésirables à long terme, sans que la causalité soit établie. Cette recommandation ne concerne pas les personnes déjà diabétiques, pour lesquelles l'avis du médecin prime.
La même année, le Centre international de recherche sur le cancer a classé l'aspartame comme « peut-être cancérogène pour l'homme », classement fondé sur des preuves limitées, tandis que le comité d'experts FAO/OMS sur les additifs a maintenu la dose journalière admissible existante. Le message pratique reste le même : les édulcorants peuvent servir de transition ponctuelle, mais l'objectif de fond est de réduire le goût sucré en général, pas de le remplacer.
L'envie de sucre n'est pas qu'une question de volonté. Plusieurs facteurs l'accentuent :
Quand une envie arrive, essayez cet exercice : buvez un verre d'eau, notez de 0 à 10 l'intensité de l'envie, puis occupez-vous dix minutes (marcher, appeler quelqu'un, ranger). Si l'envie est toujours là, prenez une portion choisie, assis, sans écran, en la savourant lentement. L'objectif n'est pas d'interdire, mais de remplacer l'automatisme par un choix.
Un accompagnement par un professionnel formé en coaching nutritionnel ou en coaching santé et bien-être aide souvent à identifier les déclencheurs personnels et à installer de nouvelles habitudes. En cas de comportement alimentaire qui fait souffrir (crises de boulimie, restrictions sévères, perte de contrôle), consultez un médecin ou un psychologue.
Les recommandations de l'OMS sur les sucres libres s'appliquent aussi aux enfants, avec des quantités plus faibles puisque leurs besoins énergétiques sont plus bas. Le goût pour le sucré est inné, mais l'habitude d'en consommer beaucoup se construit tôt. Quelques repères :
Vous souhaitez aider d'autres personnes à réduire leur consommation de sucre avec bienveillance et méthode ? Notre fiche détaillée présente une formation de coach en nutrition en ligne, certifiante, avec son programme et ses limites. Pour compléter, découvrez la formation de naturopathe et la formation de coach santé et bien-être, ou parcourez le catalogue complet.
Voir les 48 formationsL'OMS recommande de limiter les sucres libres à moins de 10 % de l'apport énergétique, soit environ 50 g pour 2 000 kcal, et suggère de viser moins de 5 %, soit environ 25 g. Le sucre des fruits entiers, des légumes et du lait n'est pas concerné.
Ce sont les sucres ajoutés par le fabricant ou le cuisinier, ainsi que ceux du miel, des sirops et des jus de fruits. Les sucres contenus dans les fruits entiers et le lait n'en font pas partie.
Pas vraiment : ils restent des sucres libres au sens de l'OMS. L'essentiel est d'en réduire la quantité, quelle que soit la forme.
En 2023, l'OMS a déconseillé, sous forme de recommandation conditionnelle, leur usage pour contrôler le poids, faute de bénéfice démontré à long terme. Ils peuvent servir de transition ponctuelle, l'objectif restant de réduire le goût sucré.
Il n'existe pas de durée fixe, mais beaucoup de personnes constatent qu'en réduisant progressivement pendant quelques semaines, les produits très sucrés leur paraissent plus sucrés qu'avant.
Elles sont souvent favorisées par la fatigue, le manque de sommeil, le stress, les repas trop légers ou les habitudes. Agir sur ces facteurs aide autant que la volonté.
Information santé : cet article est informatif et ne remplace pas l'avis d'un médecin ou d'un professionnel de santé. Transparence : certains liens vers des formations sont des liens d'affiliation ; ils n'entraînent aucun surcoût pour vous.
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