Psychologie positive : 12 exercices simples pour plus de bien-être
Psychologie positive : modèle PERMA de Seligman, 12 exercices pas à pas (gratitude, forces, flow, autocompassion), programme de 4 semaines et limites.
La confiance en soi se construit surtout par l'action : chaque réussite vécue renforce la conviction de pouvoir agir. Elle se distingue de l'estime de soi et de l'affirmation de soi. Voici 12 exercices concrets, un programme de 30 jours et les pièges à éviter.

On utilise souvent ces trois expressions comme des synonymes. Les distinguer permet pourtant de choisir les bons exercices. En France, les psychiatres Christophe André et François Lelord ont largement contribué à vulgariser ces notions dans leur ouvrage L'Estime de soi (1999), qui présente la confiance en soi comme l'une des composantes de l'estime de soi.
| Notion | Question qu'elle pose | Exemple de manque | Levier principal |
|---|---|---|---|
| Confiance en soi | Suis-je capable de faire cela ? | Ne pas postuler à un poste par peur de ne pas être à la hauteur | L'action et l'expérience de la réussite |
| Estime de soi | Est-ce que je vaux quelque chose, indépendamment de mes résultats ? | Se sentir sans valeur après un échec | Le regard bienveillant sur soi, l'autocompassion |
| Affirmation de soi | Est-ce que j'ose dire ce que je pense et ce dont j'ai besoin ? | Accepter une tâche supplémentaire alors qu'on est débordé | L'entraînement à la communication, le droit de dire non |
Ces trois dimensions s'influencent : une personne peut avoir une bonne confiance professionnelle et une estime de soi fragile, ou s'affirmer avec ses amis mais pas avec sa hiérarchie. La confiance en soi est aussi spécifique à un domaine : on peut être sûr de soi au volant et paralysé à l'idée de prendre la parole. C'est une bonne nouvelle : on la travaille domaine par domaine.
Le psychologue canado-américain Albert Bandura a formalisé en 1977 la notion de sentiment d'efficacité personnelle (self-efficacy), proche de ce que l'on appelle couramment confiance en soi. Il en a décrit quatre sources :
Conséquence pratique : on ne gagne pas en confiance en attendant de se sentir prêt. On agit d'abord, à petite échelle, et la confiance suit. Les exercices ci-dessous mobilisent ces quatre sources. Ils sont différents des exercices de bien-être général présentés dans nos 12 exercices de psychologie positive, que vous pouvez combiner avec ceux-ci.
Listez une dizaine de situations qui vous intimident, de la plus facile à la plus difficile, et notez chacune de 0 à 10 selon l'appréhension ressentie. Commencez par une situation notée 3 ou 4. Exemple dans le domaine relationnel : demander son chemin (2), renvoyer un plat mal cuit au restaurant (4), donner son avis en réunion (6), présenter un projet devant un comité (8). Relevez un défi par semaine et ne passez au suivant que lorsque le précédent ne vous coûte plus beaucoup.
En 2010, une étude très médiatisée a suggéré que tenir pendant deux minutes une posture expansive (les « power poses ») modifiait les taux de testostérone et de cortisol. Ces effets hormonaux n'ont pas été retrouvés dans les tentatives de réplication ultérieures, et l'une des coautrices, Dana Carney, a publiquement pris ses distances avec ces conclusions en 2016. Retenez donc l'essentiel, plus modeste et plus solide : une posture ouverte et une voix posée changent la façon dont les autres vous perçoivent et peuvent vous aider à vous sentir un peu plus à l'aise.
Listez dix qualités ou compétences que vous possédez, avec un exemple concret pour chacune. Si vous bloquez, demandez à trois proches : « Selon toi, dans quoi suis-je bon ? » Classez ensuite vos forces en trois catégories : compétences techniques (rédiger, organiser, réparer), qualités relationnelles (écouter, rassurer, fédérer) et qualités personnelles (persévérance, curiosité). Gardez cette liste à portée de main avant un entretien ou une situation difficile.
Il ne s'agit pas d'imaginer un succès triomphal, mais de répéter mentalement le déroulement avec ses obstacles.
Accepter tout pour éviter le conflit érode la confiance : on se prouve chaque fois que ses propres besoins passent après. Entraînez-vous avec une formule en trois temps : reconnaître la demande, refuser clairement, proposer éventuellement une alternative. Exemple : « Je comprends que ce dossier soit urgent. Je ne peux pas le prendre cette semaine. Je peux en revanche le regarder lundi. » Commencez par des refus à faible enjeu. Pour aller plus loin dans l'expression de vos besoins, notre article sur la communication non violente et la méthode OSBD propose des exemples détaillés.
Le manque de confiance se nourrit souvent d'hypothèses invérifiées sur ce que pensent les autres. Choisissez une personne bienveillante et compétente, et posez deux questions précises : « Qu'ai-je bien fait sur ce projet ? » et « Que pourrais-je améliorer en priorité ? ». Notez les réponses sans vous justifier. Le feedback est d'autant plus utile qu'il est concret et ciblé sur une action, pas sur votre personne.
La prise de parole est l'une des situations qui intimident le plus. Progressez par paliers :
Les techniques d'ancrage de la PNL, décrites dans notre article sur les 10 techniques de PNL au quotidien, peuvent vous aider à retrouver un état de calme juste avant de commencer. Elles sont enseignées en détail dans la formation en PNL en ligne.
La psychologue américaine Kristin Neff décrit l'autocompassion en trois composantes : la bienveillance envers soi, le sentiment d'humanité commune (« d'autres vivent cela aussi ») et la pleine conscience de ses émotions. Après un échec, écrivez-vous trois phrases comme vous le feriez pour un ami : reconnaître la difficulté, rappeler que l'erreur est humaine, proposer un prochain pas. L'autocompassion n'est pas de la complaisance : elle permet de rebondir au lieu de se paralyser.
Se comparer aux autres, surtout sur les réseaux sociaux, revient souvent à comparer ses coulisses à la vitrine des autres. Remplacez la comparaison sociale par une comparaison temporelle : qu'est-ce que je sais faire aujourd'hui que je ne savais pas faire il y a un an ? Notez trois exemples par trimestre.
L'hésitation chronique entretient le doute sur ses capacités. Entraînez-vous sur des décisions sans enjeu : choisir un plat en moins d'une minute, un itinéraire, un film. Donnez-vous une limite de temps et tenez-vous-y, puis observez qu'il ne se passe rien de grave. Ce muscle se transfère progressivement aux décisions plus importantes, pour lesquelles vous garderez un temps de réflexion adapté.
Si vous ne vous félicitez que des grandes réussites, les occasions sont rares. Récompensez aussi l'effort : avoir osé, avoir persévéré, avoir appris. Associez chaque défi relevé à une petite gratification (une pause, une sortie, un moment pour vous). Cela renforce l'envie de recommencer.
| Exercice | Source principale | Fréquence conseillée |
|---|---|---|
| 1. Journal des réussites | Expériences de maîtrise | Chaque soir |
| 2. Petits défis progressifs | Expériences de maîtrise | 1 par semaine |
| 3. Posture et voix | États physiologiques, communication | Avant chaque situation clé |
| 4. Inventaire des forces | Persuasion par autrui, mémoire des réussites | Une fois, puis mise à jour mensuelle |
| 5. Visualisation réaliste | Répétition mentale | La veille d'un enjeu |
| 6. Dire non | Affirmation de soi | Dès qu'une occasion se présente |
| 7. Demander un feedback | Persuasion par autrui | 1 fois par mois |
| 8. Parler en public par étapes | Expériences de maîtrise | 1 palier toutes les 1 à 2 semaines |
| 9. Autocompassion | Estime de soi | Après chaque échec |
| 10. Se comparer à soi | Mémoire des progrès | 1 fois par trimestre |
| 11. Micro-décisions | Expériences de maîtrise | Plusieurs fois par jour |
| 12. Célébrer l'effort | Motivation | Après chaque défi |
Inutile de tout faire en même temps. Ce programme introduit les exercices progressivement, à raison de 10 à 20 minutes par jour.
| Période | Exercices | Objectif de la période |
|---|---|---|
| Jours 1 à 7 | Journal des réussites chaque soir, inventaire des forces, micro-décisions | Prendre conscience de ses ressources |
| Jours 8 à 14 | Poursuite du journal, liste des défis classés de 0 à 10, premier défi noté 3 ou 4, travail de la posture et de la voix | Passer à l'action à petite échelle |
| Jours 15 à 21 | Deuxième défi, premier refus assumé, visualisation réaliste avant une situation, autocompassion si un défi échoue | S'affirmer face aux autres |
| Jours 22 à 28 | Troisième défi, demande de feedback, premier palier de prise de parole | Confronter ses hypothèses à la réalité |
| Jours 29 et 30 | Relecture du journal, comparaison avec soi-même il y a un mois, célébration de l'effort, choix des défis du mois suivant | Mesurer le chemin parcouru |
Ces exercices conviennent à un manque de confiance ordinaire, lié à une situation ou à un domaine de la vie. Ils ne suffisent pas toujours. Consultez un médecin, un psychologue ou un psychiatre si le manque de confiance s'accompagne d'une anxiété sociale qui vous fait éviter de nombreuses situations, d'une tristesse durable, d'une perte d'envie, ou s'il trouve son origine dans des expériences douloureuses (harcèlement, violences, humiliations répétées). Les thérapies cognitives et comportementales disposent d'outils validés pour l'anxiété sociale. En cas d'idées suicidaires, appelez le 3114 (24 h/24, gratuit, en France).
Pour un objectif plus ciblé, comme une reconversion, une prise de poste ou un projet personnel, un accompagnement par un coach peut aider à structurer les défis et à tenir la progression. Notre article à quoi sert un coach de vie et quand consulter vous aidera à savoir si c'est adapté, et la fiche formation coach de vie en ligne présente le métier en détail.
Vous souhaitez maîtriser ces outils pour vous-même ou pour aider d'autres personnes à oser ? Notre fiche détaillée présente une formation en coaching en ligne, certifiante, centrée sur les objectifs et le passage à l'action. Pour compléter, découvrez la formation de coach de vie, la formation en PNL et la formation en communication bienveillante, ou parcourez le catalogue complet.
Voir les 48 formationsLa confiance en soi est la conviction de pouvoir réussir une action dans un domaine donné. L'estime de soi est la valeur que l'on s'accorde en tant que personne, indépendamment de ses résultats.
Choisissez un petit défi accessible, relevez-le et notez ce que vous avez fait pour y arriver. Les réussites vécues personnellement sont, selon Albert Bandura, la source la plus puissante du sentiment d'efficacité personnelle.
Les effets hormonaux annoncés par une étude de 2010 n'ont pas été retrouvés dans les réplications. Une posture ouverte et une voix posée améliorent surtout la façon dont on est perçu et peuvent aider à se sentir un peu plus à l'aise.
Il n'existe pas de délai fixe. Des progrès sont souvent perceptibles après quelques semaines de défis réguliers, mais la confiance se travaille domaine par domaine et sur la durée.
Oui, il contrebalance la tendance de la mémoire à retenir surtout les échecs. Noter chaque soir trois réussites et ce qui les a permises constitue une base de preuves concrètes à relire.
Si le manque de confiance s'accompagne d'une anxiété sociale qui fait éviter de nombreuses situations, d'une tristesse durable ou s'il découle d'expériences de harcèlement ou de violences, consultez un médecin ou un psychologue.
Information santé : cet article est informatif et ne remplace pas l'avis d'un médecin ou d'un professionnel de santé. Transparence : certains liens vers des formations sont des liens d'affiliation ; ils n'entraînent aucun surcoût pour vous.
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