Hypnothérapeute : métier, salaire et quotidien d'un praticien
Ce que fait un hypnothérapeute, déroulement d'une séance, journée type, tarifs et revenus, cadre légal en France et qualités pour réussir dans ce métier.
Les soins de support sont les soins proposés en plus des traitements d'une maladie grave, surtout en cancérologie, pour préserver la qualité de vie. Inscrits dans le premier plan cancer de 2003, ils incluent de plus en plus d'approches complémentaires comme l'hypnose, la sophrologie ou la socio-esthétique. Voici ce qui existe, ce que l'on sait de leur intérêt et comment y accéder.

Les soins oncologiques de support sont définis comme l'ensemble des soins et soutiens nécessaires aux personnes malades tout au long de la maladie, conjointement aux traitements spécifiques (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, immunothérapie…). Ils concernent aussi l'après-traitement et peuvent s'adresser aux proches.
Leur objectif est de préserver la qualité de vie sur le plan physique, psychologique et social. Ils s'organisent autour d'un socle de soins que tout patient atteint de cancer doit pouvoir obtenir :
Autour de ce socle, de nombreux établissements proposent des soins complémentaires : hypnose, sophrologie, socio-esthétique, réflexologie, acupuncture, art-thérapie, méditation. C'est là que les médecines douces trouvent leur place à l'hôpital, dans une logique proche de la médecine intégrative.
La notion de soins de support s'est structurée en France au début des années 2000. Le premier plan cancer (2003-2007) a prévu d'en garantir l'accès aux patients ; une circulaire de 2005 relative à l'organisation des soins en cancérologie en a précisé l'organisation. Les plans suivants, puis la stratégie décennale de lutte contre les cancers 2021-2030, pilotée notamment par l'Institut national du cancer (INCa), ont poursuivi cet effort, en mettant l'accent sur l'accès de tous et sur l'après-cancer.
Une société savante, l'AFSOS (Association francophone des soins oncologiques de support), rassemble les professionnels du domaine et élabore des référentiels de bonnes pratiques.
| Période | Étape | Apport principal |
|---|---|---|
| 2003-2007 | Premier plan cancer | Reconnaissance des soins de support dans le parcours |
| 2005 | Circulaire sur l'organisation des soins en cancérologie | Organisation et coordination des soins de support dans les établissements |
| 2009-2013 et 2014-2019 | Deuxième et troisième plans cancer | Accompagnement personnalisé, après-cancer, accès élargi |
| 2016 | Loi de modernisation de notre système de santé | Possibilité pour le médecin de prescrire une activité physique adaptée aux patients en affection de longue durée |
| 2021-2030 | Stratégie décennale de lutte contre les cancers | Qualité de vie, réduction des séquelles, soutien de l'après-cancer |
L'offre varie beaucoup d'un établissement à l'autre. Voici les approches complémentaires les plus fréquemment rencontrées, avec leur objectif et le niveau de connaissances, décrit de façon qualitative.
| Approche | Objectif principal | Qui la pratique souvent | État des connaissances |
|---|---|---|---|
| Activité physique adaptée | Fatigue, condition physique, moral | Enseignants en APA, kinésithérapeutes | Bénéfices solidement documentés |
| Hypnose, hypnosédation | Anxiété, douleur liée aux soins | Anesthésistes, infirmiers formés | Données favorables pour l'anxiété et la douleur procédurale |
| Sophrologie, relaxation | Stress, sommeil, préparation aux soins | Sophrologues, soignants formés | Données limitées mais bonne tolérance |
| Méditation de pleine conscience | Anxiété, qualité de vie | Psychologues, instructeurs formés | Données encourageantes sur le stress |
| Acupuncture | Nausées, certaines douleurs, bouffées de chaleur | Médecins acupuncteurs, sages-femmes | Données variables selon le symptôme |
| Socio-esthétique | Image de soi, confort cutané | Socio-esthéticiennes | Bénéfice ressenti sur le bien-être, peu d'essais |
| Réflexologie, toucher-massage | Détente, confort | Soignants formés, réflexologues | Données limitées, bonne tolérance |
| Art-thérapie, musique | Expression des émotions, apaisement | Art-thérapeutes, musicothérapeutes | Données limitées, intérêt sur le vécu |
« Bonne tolérance » ne signifie pas absence de précaution : certaines pratiques doivent être adaptées pendant une chimiothérapie, en cas de plaquettes basses, de lymphœdème ou de métastases osseuses. C'est l'équipe médicale qui donne le feu vert.
L'hypnose médicale est sans doute la pratique complémentaire qui a le plus progressé à l'hôpital ces dernières décennies. Elle est utilisée, dans sa version médicale, par des anesthésistes, des infirmiers, des sages-femmes ou des médecins formés, souvent via des diplômes universitaires.
L'hypnosédation associe un état hypnotique, induit par la voix du soignant, à une anesthésie locale et, si besoin, à une sédation légère. Elle a été développée dans les années 1990 au CHU de Liège, en Belgique, par l'anesthésiste Marie-Elisabeth Faymonville. Elle est utilisée pour certaines interventions chirurgicales (par exemple en chirurgie thyroïdienne ou mammaire dans certaines équipes) et pour des gestes douloureux ou anxiogènes. Elle ne convient pas à toutes les interventions ni à tous les patients, et c'est l'équipe d'anesthésie qui décide.
Plus largement, de nombreux soignants utilisent une communication thérapeutique inspirée de l'hypnose lors des ponctions, pansements, poses de cathéter ou examens d'imagerie : choix des mots, focalisation de l'attention sur un souvenir agréable, respiration guidée. Elle repose en partie sur la maîtrise des attentes, et donc sur les mécanismes décrits dans notre article sur l'effet placebo, ainsi que sur l'évitement de l'effet nocebo.
Pour comprendre la pratique hors de l'hôpital et la différence entre hypnose médicale et hypnose de bien-être, consultez notre article sur le métier d'hypnothérapeute et la fiche consacrée à l'hypnose de bien-être.
L'activité physique adaptée (APA) est l'approche dont les bénéfices sont les mieux établis en soins de support : elle aide à réduire la fatigue liée au cancer et aux traitements, à maintenir la masse musculaire, à améliorer la qualité de vie et le moral. Pour certains cancers, une activité physique régulière après les traitements est associée à un meilleur pronostic dans les études observationnelles, ce qui ne permet pas à elle seule de conclure à un effet de cause à effet.
Les séances sont encadrées par des enseignants en activité physique adaptée, formés en STAPS, ou par des kinésithérapeutes. Depuis la loi du 26 janvier 2016, le médecin traitant peut prescrire une activité physique adaptée aux patients atteints d'une affection de longue durée, ce que l'on appelle familièrement le « sport sur ordonnance ». La prise en charge financière dépend en revanche des structures, des collectivités et des mutuelles.
La socio-esthétique est la pratique de soins esthétiques auprès de personnes fragilisées par la maladie, le handicap ou la précarité. Les socio-esthéticiennes sont des esthéticiennes diplômées qui ont suivi une formation complémentaire. À l'hôpital, elles proposent :
Ces soins n'agissent pas sur la maladie, pas plus que la réflexologie ou la relaxation proposées dans certains services, mais ils redonnent souvent un sentiment de normalité, de dignité et de contrôle sur son image, ce qui compte beaucoup dans la traversée des traitements.
Les approches complémentaires ne se limitent pas à l'oncologie. On les retrouve aussi :
L'aromathérapie à l'hôpital, quand elle existe, est très encadrée, car les huiles essentielles ne sont pas anodines : c'est pourquoi elle est confiée à des soignants formés.
Si l'anxiété ou la tristesse deviennent envahissantes, parlez-en à l'équipe : un psychologue ou un psychiatre peut vous accompagner. En cas d'idées suicidaires, le 3114 est joignable 24 h/24 en France.
Vous souhaitez proposer des approches de détente et de confort, en complément des soins ? Notre fiche détaillée présente une formation en hypnose en ligne, avec ses limites et son cadre éthique. Pour compléter, découvrez la formation en relaxologie, la formation en art-thérapie et la formation en réflexologie.
Voir les 48 formationsCe sont les soins et soutiens proposés aux personnes malades en plus des traitements spécifiques, notamment en cancérologie : douleur, nutrition, soutien psychologique et social, activité physique adaptée, image de soi.
Ils ont été inscrits dans le premier plan cancer 2003-2007, puis confirmés par les plans suivants et par la stratégie décennale de lutte contre les cancers 2021-2030.
C'est l'association d'un état hypnotique induit par le soignant, d'une anesthésie locale et parfois d'une sédation légère. Elle a été développée dans les années 1990 au CHU de Liège par Marie-Elisabeth Faymonville.
C'est la pratique de soins esthétiques adaptés auprès de personnes fragilisées par la maladie, réalisée par des esthéticiennes ayant suivi une formation complémentaire. Elle vise le confort et l'image de soi.
Lorsqu'ils sont proposés par l'établissement de soins, ils sont généralement sans frais pour le patient. En ville, la prise en charge dépend des structures, des associations et des mutuelles.
Non. En soins de support, elles visent le confort et la qualité de vie, toujours en complément des traitements anticancéreux, qui ne doivent jamais être interrompus sans avis médical.
Information santé : cet article est informatif et ne remplace pas l'avis d'un médecin ou d'un professionnel de santé. Transparence : certains liens vers des formations sont des liens d'affiliation ; ils n'entraînent aucun surcoût pour vous.
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